Caltagirone, capitale de la céramique
A visiter dans la ville.
Tous les centre d'intérêt sont concentrés dans la vieille ville, centre historique charmant avec ses ruelles tortueuses en pente, ses escaliers, ses impasses, ses terrasses de cafés et ses vues plongeantes sur la campagne environnante.

La Scalazza de Maria del Monte
C'est ainsi que l'on appelle en italien l'escalier de 142 marches qui depuis le XVIIème siècle relie l'église-mère à la place ou se tenait l'édifice sénatorial, lien entre les autorités religieuse et politique.
La particularité de cet escalier est que, depuis 1954, des plaques de céramiques aux sujets très divers peints à la main revêtent les contremarches.
Eglise Santa Maria del Monte
Reconstruite après le tremblement de terre de 1693, elle se trouve en haut des marches du monumental escalier. Le trésor est riche de belles pièces. Le clocher que l'on peut gravir, jouit d'une vue dominante sur la ville.
Les principaux monuments de Caltagirone s'ordonnent autour de la place Umberto Uno. On y trouve les édifices civils les plus importants mais aussi un hôtel baroque de la fin du XVI ème siècle, la Corte Capitaniale, longue enfilade de portails et de fenêtres, traitée dans un style particulièrement sobre par des artistes de la famille Gagini.
Le musée de la céramique
Se trouve dans les jardins de la villa communale, via Roma. La première section est celle du monde antique. On trouve des céramiques de l'époque préhistorique jusqu'à l'époque paléochrétienne. L'époque médiévale est représentée par des objets du Xème au XVème siècle, vase d'apothicaire, amphores, pichets, plats, soupières. La troisième section rassemble les productions du XVI siècle à aujourd'hui.
La visite se termine par une présentation de figurines en terre cuite.
Avant ou après la visite du musée, il est recommandé de s'attarder dans le superbe Giardino Basile ou la villa , créé en 1850, délimité en partie par une balustrade originale décorée avec des céramiques de Caltagirone. De magnifiques vases en terre cuite décorent les allées du jardin ainsi qu'une charmante fontaine du XVI ème siècle. (source Country Guide Sicile / le petit Futé)
Aci Castello
A 9 km de Catane , il est intéressant de voir les coulées de lave figées de l'Etna descendre jusqu'à la mer. Le Castello existe bel et bien. Il s'agit d'un château en pierre lavique du XI ème siècle posé sur un rocher. Il semble vouloir se jeter dans la mer. A l'intérieur du château, un petit musée de minéralogie et d'archéologie.
Acireale
Sur la très belle piazza del Duomo sont rassemblés, outre la cathédrale, le palais communal du XVII ème siècle aux balcons enrichis de grilles en fer forgé de style baroque tardif catanais mais aussi la basilique San Pietro et San Paolo.
Parmi les nombreux édifices religieux de la ville, l'église San Sébastiano , sur la piazza Vigo, mérite également un détour ne serait-ce que pour son exubérante façade à deux étages précédée d'une balustrade soutenant 10 sculptures. C'est sûrement la ville étape des gourmands, c'est d'Aciréale que nous viennent non seulement la véritable cassata sicilienne mais aussi les glaces et les sorbets. On s'y arrêtera aussi pour ses thermes connus depuis l'antiquité.
(source Country Guide Sicile / le petit Futé)

Etna
Volcan le plus grand d'Europe, toujours actif,
il crache des fleuves de lave incandescente à 1200°C qui coulent à une vitesse de 15 km à l'heure. Ses éruptions ont rythmé la vie de ce coin de Sicile depuis les descriptifs de Pindare et d'Eschyle. Parmi les plus terribles, celle de 1669, un cataclysme qui raya de la carte quatre villages et fit 6.000 morts à Catane.
Aux pires moments, les gens remettent leur sort entre les mains des nombreux saints qui peuplent les villages agrippés sur les flancs du volcan et font processions et prières propitiatoires à sainte Agathe, saint Gilles, saint Antoine, la Vierge . mais ils savent que « la montagne prend et donne » et restituera une nature exubérante, une terre fertile, de l'or pour l'agriculture et qu'après la terrible colère du géant tout redeviendra comme avant. Des étendues d'oliviers, d'agrumes, de vignes, d'amandiers poussent au milieu des mottes noires, amollies avec le temps au pied du volcan alors qu'un peu plus haut fleurit le maquis méditerranéen.
Enfin à 2.000 mètres, un paysage lunaire, un jardin de pierres, de rochers rosâtres que la neige blanchit et qui au printemps se transforment en un désert noir dans lequel toute vie, semble-t-il, ne pourrait exister, et cependant réapparaissent des coussins d'épineux, des saponaires, fleurs symboles de l'Etna. (source texte : ED Bonechi « Sicile Histoire et chefs-d'ouvres »
Adrano
L'église de Sainte Lucie (Chiesa di Santa Lucia), ex-monastère fondé en 1158 le long du jardin public, possède une monumentale façade (refaite en 1596), coupée par une église surmontée de deux clochers à coupoles quadrangulaires. L'intérieur ovale est couvert de stucs bleu ciel et dorés.
Le château normand fut bâti au XIème siècle et remanié au XIVe siècle. Cette massive construction est entourée d'un bastion doté de petites tours dans les angles. Il abrite le Musée archéologique.
La Chiesa Madre, église normande située à gauche du château, fut modifiée et défigurée par une façade moderne. Elle abrite un crucifix peint sur bois du XVe siècle.
Adrano, est un centre agricole qui se dresse sur une terrasse de lave à l'emplacement du célèbre sanctuaire du dieu antique Adranos. Des fouilles ont permis de mettre au jour de nombreux objets.
Belpasso
Les rues de la ville sont admirablement bien faites, les maisons sont construites à l'espagnole avec de grande cour intérieure. L'usage du tuf volcanique, donne un effet quasi chromé aux métaux forgés utilisés sur les devantures des édifices aux quatre coins de la ville.
La ville fut complètement rasée deux fois par les humeurs volcaniques de l'Etna.
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